Un milliard de bonnes raisons de partager vos connaissances

Loin de moi l’idée d’écrire un énième article sur les bénéfices de l’altruisme et du partage. On en trouve déjà foison sur les Internets …

(“les Internets”, elle m’a toujours fait marrer cette expression. En l’écrivant à l’instant, je me suis demandé d’où elle venait. La réponse est ici. Oui, je suis dispersé ce matin.)

… et si le sujet vous intéresse, donc, vous trouverez votre bonheur en tapant “Pourquoi être altruiste” sur Google (voici les résultats de cette recherche — pour que vous puissiez constater par vous même, sympa n’est-ce pas ? ).

Mais à cet époque critique, dans laquelle nous sommes entrés depuis plusieurs années, à la croisée des chemins entre le développement inarrêtable des machines et des technologies (on voit même des intelligences artificielles qui créent un nouveau langage, indéchiffrable pour l’homme, pour communiquer entre elles …) et un clivage profond dans les interactions humaines ; il me semble important de l’évoquer.

Ne serait-ce que pour ajouter mon humble pierre à cet édifice dont se dessinent les contours et dont j’aimerais vous parler.

Peut-être aussi parce que j’ai peur que plus tard, il soit trop tard.

Et d’ailleurs, la récente élection de Trump à la présidence des États-Unis ne me rassure pas.

Nous allons à l’encontre de toute logique !

Avez-vous déjà vu cet extrait fantastique du film “Mon dîner avec André” de Louis Malle?


Impressionnant n’est-ce pas ?

C’était en 1981 et on dirait que cette réplique a été écrite ce matin même tant elle décrit avec clairvoyance la réalité que l’on vit aujourd’hui. Et c’est un fait, aujourd’hui nous sommes repliés dans notre travail, recroquevillés sur nos portables, renfermés sur nous mêmes.

Surtout dans les grandes villes. Il n’y a qu’à passer une journée à Paris pour s’en rendre compte.

Il y a donc comme une forme de passivité latente, accompagnée d’une addiction aux technologies, qui font de nous de véritables zombies solitaires. Incapables d’échanger, de partager, nous sommes dans la compétition perpétuelle : pour gagner plus, pour posséder plus.

À vivre ainsi, nous avons tacitement accepté que notre QI baisse, inexorablement, au fil des années.

Jusqu’à quand allons-nous nous laisser abrutir ?

Et pourtant, beaucoup d’entre nous rêvent de s’en aller, de partir. Où ? Pourquoi ? Difficile de vraiment l’expliquer mais nous voulons faire le tour du monde !

Serait-ce un signal que nous envoie notre propre conscience pour nous alerter ?

La preuve que quelque chose ne tourne pas rond ?

Pour autant, combien le font vraiment ?

Très peu.

Les autres restent comme des zombies avares et avides qui ne se soucient ni des autres, ni de la terre qui leur a tout offert. Notre course à la consommation se fait au détriment de la planète dont nous exploitons chaque ressource jusqu’à épuisement. Nous en sommes parfaitement conscients, et pourtant, à part le capitaine Haddock, en bon zombie on s’en fout.

“Il faudrait une gestion frugale des ressources de la planète à l’échelle mondiale, et non des individus obsédés uniquement par l’extension de leurs prétendues jouissances.” Extrait de “Une société à la dérive” — Cornelius Castoriadis

Une porte de sortie dans le partage des savoirs et de la connaissance

Récemment, j’ai fait la découverte d’un mec de mon âge, voire même un peu plus jeune, qui m’a complètement renversé : Idriss Aberkhane. Je vous conseille toutes ses conférences. Il a une maîtrise exquise de cet art qui consiste à rendre simples et compréhensibles les choses compliquées.

C’est lui le premier qui m’a fait connaître l’économie du savoir, le biomimétisme et l’économie circulaire. Tout un programme, passionnant.

Dans l’une de ses conférence sur l’économie de la connaissance, conférence sur laquelle se base l’essentiel de ce paragraphe, il dit quelque chose de très vrai :

“En économie de la connaissance, votre pouvoir d’achat se mesure par votre niveau d’attention multiplié par votre temps d’attention.”
— Idriss Aberkhane

Sous forme de formule mathématique, voilà ce que ça donne :
Φ (k) ∝ At

Le flux de connaissance est proportionnel à l’attention multiplié par le temps.

Mais, attends …

…Attention …

…. Temps …

… c’est gratuit ça !

En d’autres termes, si le pouvoir d’achat est proportionnel à l’attention multiplié par le temps, alors le pouvoir d’achat est inné. Nous naissons tous avec un capital de temps et d’attention.

C’est bien là toute la différence avec l’économie traditionnelle de biens et de services, qui favorise largement les inégalités : tout le monde ne naît pas avec un capital financier à disposition.

Et oui, si demain je voulais aller m’acheter une Ferrari, je ne le pourrais pas (je ne suis pas riche). Mais si demain je veux acquérir de nouvelles connaissances, je le peux.

Cela est d’ailleurs rendu beaucoup plus accessible grâce à Internet. Vous pouvez vous former ou vous informer via de très nombreuses sources. Il existe maintenant de très nombreux Moocs, ouverts et gratuits, sur un tas de sujets.

Baser l’économie sur des ressources inépuisables

En fait, l’économie du savoir, c’est l’économie de l’égalité pure et simple ; c’est l’économie de la passion, du plaisir, de l’amour ; c’est la seule économie dont les ressources sont inépuisables et exponentielles.

Inépuisables parce que quand je donne une connaissance, quand je la partage avec quelqu’un, je l’ai toujours.

Exponentielles parce que quand j’ai une connaissance et que j’en acquiers une autre; alors se créée une tierce connaissance qui est la fusion des deux.

Je pense que c’est une économie d’avenir. D’ailleurs, même Airbnb s’y est mis récemment ; en proposant à ses membres de partager — en plus de leur maison — leur passion (et d’être rémunéré pour ça).

Alors qu’on arrête cette course folle à l’exploitation des ressources, à gagner plus et toujours plus et qu’on se recentre sur des activités humaines, à l’heure de réchauffement climatique, de l’extinctions d’espèces, j’ai envie de dire : Enfin !

Dans cette économie, le seul obstacle à votre pouvoir d’achat c’est votre propre envie d’apprendre.

“Les hommes peuvent être plus informés aujourd’hui qu’au XVIII siècle ; pas forcément plus éclairés car être éclairé n’est pas un état passif. Il faut vouloir être éclairé. Les lumières ne peuvent pas être dispensées à partir de quelques phares à une humanité passive. La réception des lumières est tout aussi créatrice que leur création. Il faut que le récepteur se secoue suffisamment lui même pour pouvoir être éclairé. Aujourd’hui, devant la suraccumulation d’informations de tous ordres, le public reste la plupart du temps passif — et l’on ne peut pas l’innocenter purement et simplement.”
— Cornelius Castoriadis
Extrait “Une société à la dérive”

Pour conclure donc, je n’aurai qu’une chose à dire.

Aimez.

Aimez la vie, aimez vous, aimez votre prochain, aimez la terre, aimez ce que vous faites.

En vrai, c’est mieux pour tout le monde.

“Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.”
— Confucius


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Fondateur de l'association Donnons-Nous Les Moyens et Directeur Financier d'un groupe international, je partage mon expérience et ce que j' ai appris avec les années. Mon simple espoir est de participer à l'enrichissement collectif, tant sur le plan humain que sur le plan professionnel, par l'échange de connaissances. Merci pour votre temps ! Et surtout, si vous avez une question ou envie de réagir après avoir lu cet article, n'hésitez pas à rédiger un commentaire !

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