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On se lance parfois dans des projets et on s’y attache alors que ça ne se passe pas comme prévu, que les résultats ne sont pas au rendez-vous ou qu’au fond de nous on a envie d’autre chose.

Et on se cramponne malgré nous à quelque chose qui nous appauvri, voire qui nous rend malheureux et aigri. Pourquoi est-ce qu’on s’inflige ça ?

C’est le biais des coûts irrécupérables, ou biais d’ancrage, ou aversion à la perte.

C’est lui qui nous entraîne à finir un livre alors qu’il ne nous plaît pas, à se forcer de terminer notre assiette alors qu’on n’a plus faim. Mais hey, ce pavé de saumon coûte 40 balles, on va pas les jeter à la poubelle quand même !

Non. C’est mieux de l’ingurgiter coûte que coûte.

C’est aussi lui qui nous pousse à poursuivre une aventure entrepreneuriale, malgré l’insatisfaction, malgré l’endettement, malgré les preuves évidentes que c’est dead.

Combien d’entrepreneurs en détresse ?

Spoiler : si ça ne marche pas depuis 5 ans, il est très peu probable que ça se mette à marcher d’un coup. Les mêmes causes entraînent les mêmes conséquences.

La seule solution, c’est de définir à l’avance la perte (de temps, d’argent, d’énergie) qu’on est prêt à accepter. Au delà de ce seuil, il faut couper la branche. Faire autre chose. Fuck. Le monde est plein d’occasions de faire différemment.

La prochaine fois que le bus est en retard, fixez vous 5 minutes d’attente. S’il n’est toujours pas là après 300 secondes, barrez vous. Faire pareil pour tous les projets, surtout les projets d’entreprise.

Romain Maltrud

Entrepreneur, DAF à temps partagé et auteur de la newsletter "okr, bifton &liberté"